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jeudi 18 juillet 2013

Compte-rendu de H+ Paris juillet 2013

Et voilà, H+ Paris juillet 2013, c'est terminé. Merci à tous d’être venus ! Ci-dessous, un petit résumé de la soirée, de mémoire — n’hésitez pas à ajouter.

D’abord, nous avons eu l’honneur d’avoir un journaliste de CNet avec nous — c’est un important gage de reconnaissance qu’un journaliste fasse le déplacement et je tiens à remercier Fabien (le journaliste) pour cela.

Il y avait davantage d’étudiant et chercheurs en sciences humaines que les fois précédentes, dominées par des professionnels des technologies (notamment des informaticiens). La moyenne d’âge est aussi monté, puisque le doyen avait 70 ans !

La soirée comme d’habitude a commencé exactement à l’heure et c’est terminé exactement à pas d’heure :) puisque les derniers sont partis avec les derniers métro. Autour d’un verre dans une salle où nous étions seuls pour discuter librement, nous avons abordé des thèmes classiques comme qu’est-ce que le transhumanisme, les risques existentiels, l’accroissement radical de l’espérance de vie en bonne santé, les différents courants du transhumanisme… Nous avions comme à chaque rencontre quelques nouveaux, qui ne connaissaient pas ou peu et qui, nous l’espérons, sont ressortis avec une idée plus claire (voire plus positive !) du transhumanisme. D’autant plus que, pour la première fois, chacun a pu repartir avec un flyer de l’association française transhumaniste et un glossaire écrit spécialement pour l’occasion (et que nous espérons utile une fois revenu chez soi, loin de l’excitation de la soirée).

Nous avons également abordé des questions plus avancées, comme la continuation de l’identité, le manque d’une véritable pensée progressiste tant dans la politique que dans les milieux intellectuels (intellectualisants) français ou le rapport entre la robotisation généralisée, le chômage de masse et… le revenu de base (transition laborale). Le sentiment d’une nécessité d’un revenu de base n’a fait sursauter personne, ce qui montre bien que l’idée fait son chemin.

Nous avons vite abandonné l’idée de prendre des notes tellement les informations étaient denses ; le seul, finalement, à en prendre, fut le journaliste (normal) qui n’a pas hésité, dans une démarche d’observation participante, à s’immiscer dans le débat et à poser des questions, tout en restant bien sûr neutre et en ne donnant pas son opinion personnelle. Mais même lui a fini par être terrassé par la densité d’informations, surtout en fin de soirée, quand la philosophie a été mise sur la table (il faut dire que nous avions des philosophes de profession ce soir-là).

Cependant, pour compenser l’absence de notes (quoique… ce commentaire commence à y ressembler), nous pourrions bien vous offrir bientôt la surprise de ce qui a été discuté en fin de soirée…

Mais ceci est une autre histoire :)

À dans un mois pour la prochaine H+ Paris !

(probablement le 23 août)

mardi 9 juillet 2013

Café liberté “2050 : la machine intelligente ?”

Human slavery is wrong, insecure, and demoralizing. On mechanical slavery, on the slavery of the machine, the future of the world depends.

— Oscar Wilde, The Soul of Man Under Socialism, 1891

Oscar Wilde avait tout compris : l’homme a toujours désiré faire faire son travail par un autre. C’est même une loi fondamentale de la vie : dépenser le moins d’énergie possible pour arriver à ses fins.

A l’époque où il écrivait son essai, il condamnait l’esclavage des hommes par d’autres hommes (cœur : c’est mal et raison : ce n’est pas fiable). Mais au lieu de simplement pointer un problème, il reconnaissait aussi la nécessité et proposait une solution. Brillant.

2050 : la machine intelligente ?

Xavier Driancourt avait bien mieux résumé mon intervention que moi-même, donc je (re)poste :)


Chef d’entreprise, informaticien et géographe, David Latapie est un des dirigeants de l’association française transhumaniste Technoprog ! Celle-ci étudie les évolutions civilisationnelles apportées par les évolutions de la technologie. Parmi ces dernières figurent les robots autonomes et authentiques consciences artificielles que les progrès des dernières décennies laissent entrevoir pour le XXIe siècle.

Si elle se confirme techniquement, l’émergence de robots autonomes capables de circuler dans l’espace public comme le ferait un humain normal et d’effectuer des tâches de la vie civile ou commerciale pose la question du bouleversement du rôle social envisageable pour chaque être humain. David Latapie souligne que ce bouleversement préserve les principes du pouvoir d’achat individuel qui est le socle de la société de consommation, de l’engagement social qui fonde le monde du travail ou encore de la compassion et de la passion qui tissent les relations humaines.

La transition laborale

Extrait de mon exposé 2050 : la machine intelligente ? sur la robotique ubiquiste. Voici le passage sur la fin du travail comme moyen de subsistance.


Désacralisation de la valeur travail

work is overrated

Au niveau sociétal, ce n’est pas le travail qui compte, mais l’engagement, les sentiments d’implication et d’utilité. Bien des emplois ramènent un chèque, mais pas un engagement. Est-ce criminel de ne pas offrir un emploi abrutissant aux gens&x#202f;? Á l'argument Il faut bien que ce soit fait, j'oppose que des machines de plus en plus perfectionnées peuvent s'en charger (et le font). Et je propose de remplacer travailler pour vivre ou vivre pour travailler par Vivre pour s’accomplir.

Un sondage dans Forbes ne s'y trompe pas : les trois professions les plus heureuses sont les prêtes, les pompiers et les infirmier. Point commun : avoir du sens immédiat, s’approprier son activité.

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