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mardi 9 juillet 2013

Café liberté “2050 : la machine intelligente ?”

Human slavery is wrong, insecure, and demoralizing. On mechanical slavery, on the slavery of the machine, the future of the world depends.

— Oscar Wilde, The Soul of Man Under Socialism, 1891

Oscar Wilde avait tout compris : l’homme a toujours désiré faire faire son travail par un autre. C’est même une loi fondamentale de la vie : dépenser le moins d’énergie possible pour arriver à ses fins.

A l’époque où il écrivait son essai, il condamnait l’esclavage des hommes par d’autres hommes (cœur : c’est mal et raison : ce n’est pas fiable). Mais au lieu de simplement pointer un problème, il reconnaissait aussi la nécessité et proposait une solution. Brillant.

2050 : la machine intelligente ?

Xavier Driancourt avait bien mieux résumé mon intervention que moi-même, donc je (re)poste :)


Chef d’entreprise, informaticien et géographe, David Latapie est un des dirigeants de l’association française transhumaniste Technoprog ! Celle-ci étudie les évolutions civilisationnelles apportées par les évolutions de la technologie. Parmi ces dernières figurent les robots autonomes et authentiques consciences artificielles que les progrès des dernières décennies laissent entrevoir pour le XXIe siècle.

Si elle se confirme techniquement, l’émergence de robots autonomes capables de circuler dans l’espace public comme le ferait un humain normal et d’effectuer des tâches de la vie civile ou commerciale pose la question du bouleversement du rôle social envisageable pour chaque être humain. David Latapie souligne que ce bouleversement préserve les principes du pouvoir d’achat individuel qui est le socle de la société de consommation, de l’engagement social qui fonde le monde du travail ou encore de la compassion et de la passion qui tissent les relations humaines.

La transition laborale

Extrait de mon exposé 2050 : la machine intelligente ? sur la robotique ubiquiste. Voici le passage sur la fin du travail comme moyen de subsistance.


Désacralisation de la valeur travail

work is overrated

Au niveau sociétal, ce n’est pas le travail qui compte, mais l’engagement, les sentiments d’implication et d’utilité. Bien des emplois ramènent un chèque, mais pas un engagement. Est-ce criminel de ne pas offrir un emploi abrutissant aux gens&x#202f;? Á l'argument Il faut bien que ce soit fait, j'oppose que des machines de plus en plus perfectionnées peuvent s'en charger (et le font). Et je propose de remplacer travailler pour vivre ou vivre pour travailler par Vivre pour s’accomplir.

Un sondage dans Forbes ne s'y trompe pas : les trois professions les plus heureuses sont les prêtes, les pompiers et les infirmier. Point commun : avoir du sens immédiat, s’approprier son activité.

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