vendredi 28 juin 2013

Le clonage n'anéantit pas la spécificité, il la renforce

Je pense qu'une conséquence inattendue et heureuse du clonage et plus généralement du transhumanisme sera de glorifier le vécu. La vidéo d'Equidia sur le clonage équin ci-dessous montre justement ceci (discours du propriétaire français, à 34:10).



Pour utiliser des termes scientifiques, il s'agit d'épigénétique. Si le XXe siècle a célébré la génétique, le XXIe célèbrera l'épigénétique, depuis ses aspects les plus scientifiques (les différences somatiques entre clones et jumeaux), jusqu'aux plus philosophiques (comment se transfigurer). N'est-ce pas justement la leçon de Bienvenue à Gattaca, dont le point d'orgue est quand le "frère mal-né" nage plus loin que son frère parfait ? On ne nait pas homme, on le devient ?


Bien sûr, nul besoin de transhumanisme pour ça. Avoir une handicap de naissance et se battre pour exister malgré lui est un accomplissement. Être un révolté dans une dictature aussi. Une fois n'est pas coutume, je ne dirais pas que le transhumanisme ajoute quelque chose ; je dirais qu'il ne le retranche pas.

Quand le corps est reproductible (soit à l'identique, soit en décidant), d'où vient l'originalité, ce qui nous rend unique ? Réponse : elle ne vient pas du corps (dont le cerveau), elle vient de ce qu'on en fait. Et en tant que partisan de "se retourner à l'article de sa mort et être fier du chemin parcouru", je ne peux qu'acquiescer.

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