jeudi 30 août 2012

Comment se débarrasser d'une chanson dans la tête

Allégorie d’un ver d’oreilles

Can’t get you out of my head — Kylie Minogue

Ça fait des heures que vous avez la même mélodie, ou les mêmes morceaux d’une même chanson dans la tête. Ça tourne en boucle et vous n’arrivez pas à vous en débarrasser. Au début, vous ne vous en êtes pas rendu compte, puis ce fut distrayant. Mais là, ça devient franchement lourd.

Vous expérimentez la même chose que tout le monde. Vous venez d’attraper un « ver d’oreilles » ou earworm.

Ça vient d’où ?

À ma connaissance, personne ne sait vraiment, (même s’il y a de sérieuses pistes). Ce qui ne m’empêche pas d’avoir ma théorie, qui marche plutôt bien, en tout cas pour moi.

Les vers d’oreilles sont une manière pour l’inconscient de faire passer un message au conscient en contournant la censure du surmoi (en se faisant passer pour quelque chose d’anodin).

En effet, j’ai constaté que la majorité de mes vers d’oreilles sont des chansons, et plus particulièrement des morceaux de chansons. Les paroles qui passent en boucle ont un sens par rapport à ce qui me préoccupe à ce moment-là (et si j’essaie de pousser sur le reste de la chanson, ça ne marche pas – c’est ce morceau qui est collé), mais il s’agit d’une tracasserie que je ne veux pas voir en face consciemment. L’inconscient vient à la rescousse en, littéralement, me le « susurrant à l’oreille » — c'est similaire à la manière dont l'inconscient « contourne la censure » dans les rêves. Lorsque je prends le temps de me concentrer sur ces mots qui reviennent en boucle, je vois assez vite pourquoi ces mots et pas d’autres parties de la chanson. Et (littéralement) prendre conscience de la raison de ces mots me permet de me sentir mieux, car je mets à jour une tracasserie au lieu de la laisser enfouie.

Conclusion : les vers d’oreilles, c’est bon pour la santé.

Ça marche mieux avec les chansons (avec paroles), mais même les musiques (sans paroles, instrumentales) peuvent faire passer un message. Cependant, il sera plus dur à décrypter, car au lieu de mots, il fait appel à des souvenirs, à ce que l’on ressentait au moment où l’on a entendu cette musique.

Comment on s’en débarasse ?

L’inconscient peut être un peu trop zélé. Une fois que j’ai pris conscience de la raison de ces mots, le ver d’oreilles ne disparaît pas forcément. Et là, il peut être nécessaire d’agir.

Une étude que je ne retrouve plus concluait à la solution suivante : pour faire partir un ver d’oreilles, il suffit… de l’écouter !

En ce moment, j'ai How can I keep from singing (version Enya) dans la tête. Et ça se confirme, il y a une raison bien particulière pour laquelle elle tourne : c'est pour me dire « sois un peu moins tendu, profite de la vie ». L'inconscient peut être un bon psychologue.

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