lundi 8 juillet 2013

Vie privée : la stratégie de l'assomption

Aujourd'hui et plus encore demain, on pourra savoir beaucoup, beaucoup de choses sur vous-même si vous ne le voulez pas (à moins de vivre dans une combinaison d'astronaute). Aussi, arrêtons de penser "je veux protéger ma vie privée" (négatif, fuir/fuite, réactivité) et commençons à penser "je veux être insensible à la curiosité déplacée des autres (positif, assumer/assomption, proactivité).

La goutte d'eau qui m'a fait prendre conscience de ceci est
Police could create image of suspects face from DNA, mais il est évident que c'était déjà en cours dans ma tête depuis plusieurs années. Ce qui est nouveau, c'est que j'ai nommé cette stratégie : la stratégie de l'assomption.

L'assomption, sans majuscule, ce n'est pas une fête catholique. C'est le fait d'assumer (assomption est donc le substantif du verbe assumer). Assumer ce que l'on fait, pour que le fait de le révéler ne soit pas embarrassant (Juan Enriquez, votre vie sur internet, indélébile comme un tatouage, Sisyphe : faites simplement attention à ce que vous postez)

Quand vous assumez vos actes, vous devenez extérieurement insensible au chantage et intérieurement en harmonie avec vous-même.

Et les actes triviaux mis au grand jour ? Par exemple, un photo de vous aux toilettes, engagés dans une relation sexuelle (assumée) ou au sortir du lit, dépenaillé ?

Ils ne se retourneront pas contre vous. Ils se retourneront contre la personne assez "pipi-caca" pour avoir montré ceci (ideam, Orphée : avec toutes ces données dont on dispose, il serait bon de ne pas fouiller trop loin dans le passé de ceux qu'on aime. — le plus satisfaisant avec le pouvoir, c'est de ne pas avoir à s'en servir).

Quand vous assumez, l'opprobre est sur le montreur, pas sur le montré.

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