samedi 13 juillet 2013

Vie privée sélective

Ce billet est une réponse aux critiques sur ma stratégie de l'assomption.

Pour rappel, la stratégie de l'assomption (assomption : fait d'assumer) c'est se demander avant chaque information qu'on met en ligne si on est à l'aise avec le fait que ça se retrouve sur un panneau d'affichage publicitaire. Si oui, alors on peut publier. Sinon, on n'assume pas pleinement, on ne publie pas (et les "modes privés" des divers services autre qu'auto-hébergés ne comptent pas - les conditions légales peuvent changer).

Donc voici un précision sur ma stratégie de l'assomption. Comment je gère ce que je n'assume pas (ou plus exactement, ce que je ne veux pas voir en place publique) :


Un mensonge entre deux vérités

Ce n'est pas que je n'ai rien à cacher ; c'est que je protège ce que j'ai à cacher en "sacrifiant" ce que je n'ai pas à cacher.

Comme disait Gorge profonde dans un vieil X-Files : un mensonge est plus crédible s'il est glissé entre deux vérités.

De plus, au-delà de l'aspect crédibilité, je considère qu'il est trop contraignant de tout cacher. Et nous savons tous ce qui arrive aux solutions trop pénibles : elles sont contournées et donc perdent leur utilité.

Donc, les informations que j'assume sont disponibles partout (et je pousse le vice jusqu'à le réunir au même endroit pour me mettre sous les yeux ce que je partage).

Celle que je ne veux pas montrer à tout le monde, j'essais de ne pas les publier et si je le fais, c'est en prenant des précautions d'autant plus fortes que je ne le fais pas souvent. Dans un cadre idéal, ce serait :

Tor + wifi public + portable dédié open-source avec cryptage (matériel ?) du disque dur + OS open-source (OpenBSD ?) hors de chez moi dans une localisation éloignée des caméras de surveillance + accoutrement à la fois non remarquable et gênant l'identification faciale. Si possible en mode "intermittent", où je récupère les données sur le Net, je me déconnecte, les traite et y répond en déconnecté et me reconnecte que pour envoyer les données.

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